Rechercher
  • Marina Martin

Stress et immunité



J’aime comprendre le pourquoi des choses, comment elles marchent et le sens de ce qu’on nous demande. Quand on met du sens sur ses actes, je trouve que les choses deviennent plus faciles à vivre, plus simples à supporter.

En cette situation particulière j’ai décidé d’allier mes deux métiers (la professionnelle de santé et du bien-être) pour vous proposer :

  • Un petit point sur l’immunité, et l’intérêt de rester zen en ce moment pour la préserver.

  • Une idée positive par jour, pour mettre à profit au mieux cette période, en devenant un vrai maître zen !


Voici donc une explication simple de l’immunité et de tout ce qu’on nous raconte en ce moment.


Le système immunitaire


Le système immunitaire c’est ce qui protège notre corps et son système face aux attaques étrangères.

Pour remplir sa mission, il est composé notamment d’organes (la peau et nos muqueuses par exemple qui font barrière) et de cellules (globules blancs dont on entend souvent parler…)

Chacun de nous possède deux types d’immunité :

  • innée (tous les animaux)

  • et acquise (seuls les mammifères, donc nous, notre chat…)


L’immunité innée c’est une défense qu’on a à la naissance, les mécanismes de reconnaissance de certaines cellules pour identifier les « intrus » seraient conservés au cours de l’évolution, donc hérités de nos ancêtres.

Rapide et organisée, c’est la première réaction qui se met en marche pour des «attaques » microbiennes ou virales pas encore connues ou identifiées par l’organisme.

Comment ça marche :

Les cellules sentinelles, des « patrouilles », qui se promènent dans le corps, repèrent des intrus les poquent un peu au passage, et envoient des messages d’alerte « danger, danger!» au corps via des médiateurs chimiques pour les signaler, entraînant une inflammation qui va servir à faire venir les renforts.

L’inflammation c’est une succession de réactions : des vaisseaux qui se dilatent et deviennent plus perméables sur la zone (ce qui entraîne rougeur et chaleur) pour permettre que les cellules de l’immunité présentes dans le plasma débarquent, causant un œdème (ça gonfle). Et une douleur associée car cela écrase nos terminaisons nerveuses localement, aïe.

Des cellules spécialisées dans le dégommage d’intrus arrivent alors et vont coller puis bouffer les intrus.


Si ce n’est pas assez, le plan B commence, c’est l’attaque plus ciblée : des fragments de l’intrus sont amenés jusqu’à un ganglion lymphatique (les trucs dans le cou qui font mal sur lesquels le médecin appuie quand on a mal à la gorge par exemple, et on en a d’autres) qui va former des troupes adaptées (les lymphocytes T) spécialement montées contre lui pour le foutre dehors.

Certaines cellules le garderont même en mémoire dans leur fichier et s’il se représente, seront prêtes à le détruire.

(c’est le fonctionnement de la vaccination, on vous présente un microbe affaibli que vous allez défoncer facilement pour être prêt à le dégommer sous sa forme « boss » quand il se représentera)


Ces deux immunités, innée et acquise, travaillent en étroite collaboration.


Petite parenthèse importante : Pourquoi on a de la fièvre en cas d’infection ?

C’est une réaction du corps pour avoir un avantage sur l’intrus : quand la température corporelle augmente, elle permet d’un côté que les lymphocytes se divisent plus vite et peuvent donc agir en nombre plus rapidement.

Et de l’autre, elle ralenti la multiplication des intrus qui n’aiment pas le chaud.


Donc pour reprendre,

L’immunité innée est celle qui va assurer les premières lignes de défense les premiers jours, avant que le corps développe une réponse immunitaire spécifique.

Elle renseigne également le système immunitaire sur le type d’agresseur auquel il a affaire pour qu’il produise des solutions adaptées

L’inflammation est la première réaction observable que l’immunité est en marche.

Elle est indispensable à la défense de l’organisme.

Ayant un rôle majeur dans les premières étapes de la réponse immunitaire, qui va à son tour utiliser les mécanismes de l’inflammation pour éliminer l’intrus, elle est un élément essentiel de la dynamique de l’immunité, avec la réponse immunitaire elle-même

En gros pas de globule blancs : pas de défense

Mais pas d’inflammation : pas de défense non plus

Bien sûr le corps dispose d’un rétro contrôle qui permet le déclenchement, l’amplification de l’inflammation et sa régulation négative

…indispensable et bénéfique quand elle est ponctuelle…

Mais quand elle perdure elle échappe à la régulation du système immunitaire


Pourquoi on nous dit parfois de prendre des anti-inflammatoires et qu’on nous met en garde à d’autres?


Les anti-inflammatoires ont pour vocation de nous soulager des symptômes désagréables de l’inflammation : œdème qui fait mal, et provoque parfois une altération fonctionnelle (la zone est toute gonflée donc a plus de mal à fonctionner normalement surtout si elle est douloureuse), la fièvre…

Cependant, ils ne doivent pas stopper complètement la réaction inflammatoire car comme vous l’avez compris, elle est indissociable de la réponse immunitaire innée, elle-même essentielle à la réaction immunitaire adaptative.

Ils pourraient donc entraîner une limitation de l'action immunitaire.

D’où les recommandations actuelles visant à privilégier le paracétamol en cas de fièvre…


Lien entre stress et baisse de la réponse immunitaire


Le stress chronique nous rend plus vulnérable aux maladies.

C’est ce qu’ont démontré des chercheurs de l’université de Pittsburgh.

L’étude a été menée sur deux groupes soumis à un virus (rhume). Dans le premier, les volontaires étaient soumis à un stress régulier depuis un mois, dans le second, ils étaient «zen».

Ce qui en est ressorti c’est que les personnes les plus stressées ont développé le plus de symptômes.

Comment ça s’explique ?

L’explication se trouverait dans le cortisol, anti-inflammatoire influençant le système immunitaire.

Face à une situation risquée ou de danger, notre corps produit plusieurs hormones :

  • L’adrénaline, qui va mobiliser l’énergie vers nos muscles pour être prêt à attaquer ou à fuir : c’est l’hormone guerrière.

  • Et quelques minutes après, le cortisol, participant à la production et redirection de l’énergie.

Très utiles quand bien adapté

.

Le hic, c’est que notre esprit ne fait pas la différence entre un danger réel (éléphant qui charge, être ligoté sur des rails avec un train en approche…) ou potentiel (parler en public, les embouteillages, des collègues que vous n’appréciez pas, un entretien avec votre chef…)

Ce qui entraîne fréquemment une production excessive de cortisol pour répondre à toutes ces « agressions ».

L’expérience a montré en cas de stress répété, une moindre réponse de l’immunité :

Les cellules de l’immunité qui baignent dans le cortisol, sont comme endormies, perdent en réactivité et ne répondent plus au message qui leur est envoyé.

Apparaissent alors des immunodéficiences.

Le développement des infections sont donc favorisés.

Le stress affaibli donc l’organisme, et rend donc plus vulnérable à certaines bactéries et virus, avec un plus grand risque d’être malade.

Ceci même si à la base, on est « en bonne santé »


Zen, soyons zen


Pendant cette période déconcertante, pouvant amener son lot de stress dans la vie de chacun, je vous proposerai une pensée positive par jour, une citation ou activité pour remettre un peu de douceur et de légèreté, mettre à profit cette période inhabituelle de confinement et par effet rebond protéger votre immunité.

Une manière de contribuer à ma façon, à mon niveau.

C'est l'effet colibri.


Prenez soin de vous et à bientôt.


Marina

Qui je suis?

Mes prestations

0 vue

Ethique & Engagements 

Mentions légales 

© 2018-2020 by Marina Martin, Hypnotist & NLP Practitioner.